Le Rameau d'Olivier

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Suite :  Quand le voile se déchire, la tristesse du Père

... cette année la fête ne sera pas tout à fait comme d’habitude. En effet, les romains sont là et sont sur le point de crucifier le « Roi des Juifs », ce fou blasphémateur qui disait être le fils de Dieu. L’espoir du peuple est que par sa mort, la colère du Seigneur s’éloignera d’eux, car, pour les juifs de l’époque, il n’y a pas pire blasphème que de ce dire « Fils du Très-Haut » et se faire ainsi l’égal de Dieu.

Ça y est, le moment de la crucifixion est venu, la croix se dresse vers le ciel. C’est l’heure où Jésus pousse un grand cri avant d’expirer son dernier souffle. C’en est fini du « Roi des Juifs ». Mais voilà … le voile se déchire (Mt 27.50-51 : Mc 15.37-38). Ce n’est pas la  colère de Dieu qui s’éloigne d’Israël, mais la tristesse du Père qui couvre la terre de ténèbres alors que son Fils Unique meurt à la croix, maudit en étant pendu au bois (Gal 3.13).

Contrairement à ce que croyaient les juifs, Christ n’apportait pas sur eux la malédiction, mais par sa mort et sa résurrection, il venait apporter le Salut promis et offert par le Père. La colère de Dieu se déchaîne sur le fils de l’Homme qui est né et a vécu sans pécher. Lui seul pouvait prendre cette place afin de revêtir l’ensemble des enfants de Dieu de son manteau de justice. La résurrection et l’ascension à venir nous donnent l’espérance de la promesse de la vie éternelle auprès du Père et la certitude de son accomplissement. Mais avant que n’éclate la joie de la découverte du tombeau vide, c’est d’abord la tristesse et le désespoir de cette mort violente qui s’expriment. Tristesse et désespoir des disciples et de l’ensemble des personnes qui suivaient Jésus et son enseignement. Mais aussi la tristesse du Père qui explose et retentit dans le monde. Les ténèbres recouvrent la surface de la terre et le voile du Temple se déchire. Ce voile qui marquait la séparation entre le peuple et le Saint des Saints n’est plus. Par sa mort, Jésus Christ nous ouvre la porte qui mène au Père, matérialisée par la déchirure du voile, mais surtout spirituellement alors qu’il a vaincu la mort dans le tombeau en ressuscitant et en ouvrant le chemin vers le Royaume lors de l’Ascension. L’accès direct au Père nous est ouvert. Plus besoin de passer par le souverain sacrificateur et les holocaustes pour notre purification et le pardon de nos péchés. En effet, Christ en s’offrant à la croix, c’est l’Agneau immolé, sacrifié une bonne fois pour toutes pour nos péchés. Par la fois en Jésus et en son sacrifice, nous pouvons être assurés de notre Salut, lui qui par son sang nous rend la vraie liberté.

Profitons de ce temps pascal pour nous souvenir de cette qui nous donne la vie éternelle et qui, comme lorsque le peuple Hébreu est sorti d’Égypte pour sa liberté, nous voilà libéré de l’esclavage du péché. Par le sacrifice à la croix, les portes du Royaume s’ouvrent et la vie éternelle est offerte à celui qui croit.

VM

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