Le Rameau d'Olivier

Vous y trouvez les articles du mensuel de notre bulletin d'Eglise.
Suite :  Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime – Suis-moi 

Cet engagement n’est pas un simple « oui » du bout des lèvres, mais un engagement de toute la personne comme le montre le prophète Jonas, qui après avoir fuit une première fois « loin de la face du Seigneur », s’en va à Ninive et engage toute sa personne à annoncer le jugement divin. La réponse de Jonas est une réponse qui engage l’existence, qui nous engage et se construit sur la confiance que nous donne la foi en l’Eternel. L’appel reçu fait écho en nous ; on se sent concerné par la Parole entendue. C’est aussi la notion de vocation qui nous fait découvrir ce qui nous préoccupe et nous pousse à en faire quelque chose pour notre propre histoire comme une réponse à l’appel à la vie. La réponse à l’appel entendu est un engagement corps et âme pour la vie. L’apôtre Jacques n’aurait pas pu mieux l’exprimer qu’en écrivant : « Il en est ainsi de la foi : si elle n’a pas d’œuvres, elle est morte en elle-même » (Jc 2.17), alors même que « nous sommes son [celui de Dieu] ouvrage, nous avons été créés en Christ-Jésus pour des œuvres bonnes que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions » (Eph 2.10). Ainsi, le Seigneur nous appelle à nous lever pour le servir à travers ce qu’il a déjà préparé pour nous et en fonction des dons que nous avons reçu. En ce temps de recommencement, interrogeons-nous sur nos dons reçus et demandons l’aide de Dieu pour le discernement de  nos talents, afin que nous puissions le servir pleinement et glorifier encore davantage son saint nom.

Cet engagement ne passe pas seulement par les actes mais aussi par la parole. Le Seigneur veut de nous, une confession orale de notre foi comme il l’a demandé à l’apôtre Pierre. Par trois fois, Simon-Pierre a renié le Seigneur (Jn 18.12-27) comme Jésus le lui avait dit. Face à la persécution, ne sommes-nous pas nous-mêmes amenés à renier notre appartenance au Seigneur ; ne serait-ce que pour éviter les rires de nos contemporains. Mais, si par trois fois Pierre a renié Jésus, par trois fois ce dernier va lui demander : « Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? » (Jn 21.15, 16, 17). Les trois fois l’apôtre va répondre à Jésus par l’affirmative : « Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime » (Jn 21.15, 16, 17). Et en effet, le Seigneur sait que nous l’aimons, car lui-même connait notre cœur. Mais si Dieu connait notre cœur, alors pourquoi Jésus pose la question à Pierre, et cela trois fois ? Apparait ici, la nécessité de la confession de foi, la confession publique de la fois. En effet, rappelons ici que Pierre n’est pas seul avec Jésus, mais les autres disciples sont également présents et assistent à la scène. Ainsi, en plus de confesser sa foi à Dieu, Pierre la confesse devant ses frères qui peuvent s’en trouver encouragés et eux aussi pourront être amenés à confesser leur foi.

Ce qui nous intéresse aussi dans ce passage ce n’est pas seulement la confession de Pierre mais le commandement que celui reçoit du Seigneur : « Suis-moi » (Jn 21.19).  C’est parce que nous aimons le Seigneur et que nous confessons notre foi que le Seigneur nous lance cet appel « Suis-moi ». Alors frères et sœurs, levons nous et suivons Jésus Christ ; d’abord parce que nous l’aimions et ensuite parce que nous voulons rendre de lui le meilleur témoignage.

VM

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